ceux qu'on aime

4ème de couverture: Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce doit faire face à des violentes tensions internes. Confrontée aux  injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, pour défendre ses droits et sa liberté. 

Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronisos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.

Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté, consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir.    

Odyssée familiale puissante et passionante, "Ceux qu'on aime" signe le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.

Mon avis: J'avais choisi ce livre dans la Masse Critique de Babelio car j'avais aimé "Une dernière danse" du même auteur et c'est de nouveau un coup de coeur. 500 pages que j'ai lu en quelques jours. Je trouve que Victoria Hislop a le don de nous transmettre les sentiments des personnages.

Dans cette saga nous suivons Themis en Grèce, elle nous raconte son enfance, la seconde guerre mondiale et la guerre civile qui a suivi. Les relations familiales qui ne sont pas toujours simples. 

J'ai vraiment plongé dans cette période sombre de l'histoire et même si je suis consciente que parfois c'est une question de survie, je suis toujours atterrée des atrocités que certains êtres humains peuvent faire subir à d'autres.
Grâce à ce roman j'ai effectué quelques recherches sur la guerre civile grecque dont je n'avais pas connaissance, elle a coûté la vie à 150 000 personnes. "Les destructions furent importantes : 1,2 million de sans-abris, la majeure partie de la flotte marchande détruite, les infrastructures réduites à néant, tout comme les capacités agricoles et industrielles".
Le poète Yannis Ritsos écrit un recueil de poèmes "Epitáfios" après la mort d'un jeune ouvrier lors d'une grève en 1936 et qui a été tué par les forces de l'ordre. Fotini, la meilleure amie de Themis avait noté quelques extraits dans son journal intime. 
Yannis Ritsos : Epitaphe (extrait)
Extrait: Un jour en mai

Un jour en mai tu es parti, et je te perds,
mon fils, qui aimais tant monter, après l'hiver
sur la terrasse et tout voir à la ronde,
trayant des yeux sans fin la lumière du monde
et me conter de ta voix douce, chaude et fière
plus d'histoires qu'il n'est de galets dans la mer.
Tu disais, ces trésors un jour seront à nous,
mais sans toi j'ai perdu feu et lumière et tout.

Voici  une interpretation de Nana Mouskouri:

Νάνα Μούσχουρη: Επιτάφιος 1960 (ολόκληρο άλμπουμ)

 

Merci à Babelio et aux éditions Les Escales.

 

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