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4ème de couverture: A la veille de la Grande Guerre, Villeneuve-de-Marc est une modeste commune rurale de l’Isère. La vie de ses habitants bascule le 1er août 1914 : la majorité des hommes sont mobilisés et doivent partir. Les Villeneuvois sont brusquement précipités dans le cauchemar de la Première Guerre Mondiale. Le conflit qui ne devait pas durer s’est éternisé pendant quatre ans. Ceux qui sont restés au village se sont organisés pour survivre. Ils ont été séparés de leurs maris, de leurs fils, de leurs pères. Ils ont guetté leurs lettres et espéré leur retour.
Certains ne sont jamais revenus. Ils ont été tués sur les champs de bataille. Ils sont morts en captivité loin de leur terre natale. Ils sont décédés dans des hôpitaux de l’arrière. Certains ne se sont jamais remis de l’horreur qu’ils avaient vécu et se sont suicidés. D’autres sont morts après l’armistice des conséquences de la guerre. La plupart sont revenus malades, blessés ou estropiés, au mieux changés pour toujours. Beaucoup sont demeurés mutiques et ont eu peine à raconter leur histoire.

Civils ou militaires, adultes ou enfants, tous ont été d’une manière ou d’une autre emportés par la guerre.

Mon avis: Livre reçu à l'occasion d'une masse critique chez Babelio.

À la suite d'un travail effectué avec des élèves de l'école primaire du village, les auteurs ont eu l'idée de compiler des photos, des lettres et des documents qui relatent la vie des Villeneuvois durant la première guerre mondiale. 

Ils ont effectué des recherches dans les bibliothèques, dans des archives numériques et fait appel aux habitants de Villeneuve-de Marc, aux familles des disparus ainsi qu'à des collectionneurs.

Toutes ces vies récapitulées en 150 pages. Des vies qui auront été trop courtes. Grâce aux photos ces récits m'ont semblé encore plus proches. Mon coeur se serre à l'idée d'imaginer ce qu'aurait été la vie des tous ces hommes, femmes, enfants si la guerre n'avait pas eu lieu. 

C'est un livre très bien documenté. Quel bel héritage et travail de mémoire pour les générations futures.

Mon coup de coeur aura été l'extrait de la correspondance qu'entretenait Jean Louis Berthet avec son épouse et son fils. 

J'espère que d'autres villages suivront leur exemple. 

Merci à Babelio et aux éditions Morel pour cette belle découverte.

 

 

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