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4ème de couverture: On l'ignore, mais peu d'écrivains se sont autant aimés, enviés et jalousés qu'eux. Très peu établirent une relation aussi riche en ambigüités depuis leur rencontre, autour de 1910, et par-délà la tombe, jusqu'à la mort de Cocteau, en 1963.

Tel un frère élevé une génération plus tôt, Proust éprouva une grande admiration pour ce cadet si précoce, que tout Paris fêtait. Il l'aima d'un amour impossible, soupçonneux et frustrant, alors même qu'il entamait la rédaction de la Recherche.
Comment la situation s'est-elle retournée ? Pourquoi Proust domine-t-il  un paysage littéraire que Cocteau semble toujours traverser en lièvre, un siècle plus tard ?

Mon avis: J'ai choisi ce livre dans la liste proposée par Babelio à l'occasion d'une de leurs Masse Critique. J'avais envie de connaître un peu plus la vie de ces auteurs.

Quelle lecture enrichissante. J'ai fait plus que connaissance avec eux. Nous rentrons dans leur intimité, leurs tourments, leurs conflits. Nous suivons leur vécu depuis leur enfance jusqu'à leur mort. Des personnalités complexes et différentes mais qui se complètent. Des je t'aime, moi non plus.

L'auteur nous offre également une rétrospective du Paris de la première moitié du XXème siècle. La vie des salons, l'exhibitionnisme, la réprobation de l'homosexualité.

Quelle coïncidence d'y lire que Proust écoutait certains spectacles d'opéra depuis son domicile grâce au théâtrophone dont j'ai appris l'existence il y a quelques jours dans une émission de Stéphane Bern. C'est un appareil qui transmettait le spectacle  par le réseau téléphonique.

C'est un livre très accessible et qui m'a donné envie de connaître les oeuvres de ces auteurs. Je vous le conseille fortement.

Merci à Babelio et aux éditions Arléa.

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