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4ème de couverture: À seize ans, tout ce qui m'intéresse, c'est le prochain party où j'irai, et les filles que je réussirai à séduire. À quoi bon me soucier de demain ? Je ne songe qu'à mon propre bonheur, et ça me va. Après tout, on n'a qu'une vie à vivre, non ?

Ça, c'était avant l'appel d'Andréanne, cette fille que je connais à peine. Avant qu'elle m'annonce qu'un bébé grandissait dans son ventre. Et que j'en étais le père...

Moi, papa ?

Il n'en est pas question ! Je ne veux pas de cet enfant ! Je refuse de m'imaginer dans le rôle du père parfait. Le mien a foutu le camp il y a bien longtemps, alors je ne saurais pas comment m'y prendre. Mais ma mère insiste. Elle tient absolument à ce que je passe un test de paternité. À ce que je m'occupe du bébé, si c'est bel et bien le mien.

Et à ce que je devienne responsable.

Mon avis: J'ai reçu ce livre de la part de Babelio grâce à leur masse critique. Je l'avais choisi car son titre m'a fait penser à l'émission de télévision "16 ans et maman" que je regardais quand j'étais plus jeune et me suis dit que ce serait intéressant de lire le point de vue masculin. 

Ce n'est qu'en cours de lecture que j'ai compris que l'auteur est québequoise. Oui certains mots ne trompent pas (pantoute, chum,...), c'est spécial mais cela n'a pas perturbé ma lecture.

J'ai trouvé cette histoire très attendrissante car malgré son âge et le fait  que le bébé soit arrivé par surprise, on peut ressentir l'amour que Benjamin porte à son fils.

J'en connais beaucoup (dont mon père) qui a fui face à la responsabilité de l'éducation d'un enfant à un si jeune âge. C'est beaucoup de travail, les priorités dans la vie changent. Benjamin s'en rendra très vite compte. Ce n'est pas juste changer une couche et donner le biberon. Il a été courageux.

La collection Tabou s'adresse en premier lieu aux adolescents mais je trouve qu'elle convient aussi aux adultes car les sujets qu'elle aborde sont intéressants  (l'emprise, la solitude, l'homosexualité, la bisexualité, la maladie, les troubles alimentaires, le viol,...).

 Merci à Babelio et aux éditions de Mortagne.

 

babelio masse critique