9782882504043

4ème de couverture: Dans le hameau médiéval de Guzmán (en Castille, quatre-vingts habitants), on se réunit depuis des siècles dans la « Chambre à récits », une pièce étroite, creusée dans le calcaire, où se partagent les histoires et le vin du pays. Si Michael Paterniti débarque un jour dans ce village, c’est parce qu’on y produit un fromage de légende : le Páramo de Guzmán, qui est peut-être le meilleur et le plus cher au monde. Il y rencontre le maître-artisan en personne, un génie volubile et magnétique, un homme au cœur brisé qui se nomme Ambrosio. Subjugué, Paterniti s'installe au village avec sa femme et ses tout jeunes enfants. Ce qu'ils vont découvrir à Guzmán ne ressemble pourtant en rien à la fable idyllique, au conte pour amateurs de slow food qu’ils s’étaient imaginé.

Ragots, jalousies, passions terrifiantes, le hameau révèle peu à peu tous ses secrets (hormis celui de son fromage) et l’auteur se retrouve embarqué dans les intrigues: il est bientôt question de préparatifs d’assassinat…

 Le journalisme narratif à son meilleur : mille digressions, des récits gigognes et une implication de l’auteur irrépressible (voire périlleuse) implication de l'auteur dans les affaires qu'il tente de démêler.

Mon avis:  Je ne connaissais pas le "Páramo de Guzmán", son histoire fût donc une découverte. Quelle tragédie. Au début j'étais vraiment choquée par ce qui était arrivé à Ambrosio mais à la fin du livre j'ai cru comprendre ce qui s'est réellement passé et ça m'a un peu déçue. La "magie" de la création du fromage s'est un peu évaporée.

L'Espagne est un pays que j'apprécie beaucoup, les villes que j'ai pu visiter m'ont éblouies à chaque fois. Je trouve que Michael a réussi à nous transmettre la chaleur du peuple et des paysages espagnols dans son récit. On ressentait son attachement pour cette région. À chaque page j'avais envie de prévoir un petit citytrip. 

Je pense que ce qui fait la force de ce livre, c'est le rappel des traditions qui se perdent, de l'oubli de vivre l'instant présent, de notre déconnexion avec la nature. Il nous incite à une remise en question de nos actes de tous les jours. J'avais vraiment envie de partir une petite semaine à Guzmán, déconnecter de la routine, profiter des paysages, passer des heures à ne rien faire et visiter la chambre à récits.

 

bac 2017

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